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 BAM ! BOOM ! BIIIM !

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Mérope&Ézéchiel
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Date d'inscription : 10/11/2010

MessageSujet: BAM ! BOOM ! BIIIM !   Dim 12 Juin - 21:57



Skjöld l'Imberbe






Nom : Skjöld l’Imberbe.
Titre : Le Collectionneur de palabres.
Âge : 20 ans, tout au plus.
Camp : En divagation et en errance.
Monde d'Origine : Cité du crépuscule.
Race : Humain perdu et éperdu.
Grade désiré : Non curo.
Le visage derrière la plume

J'ai opté pour un test rp, sans trop savoir si c'était la bonne solution. J'introduis tout de même les parties importantes de mon personnage, notamment quelques parcelles de son physique et de sa psychologie. J'espère que cette légère modification apportée à la fiche traditionnelle ne vous perturbera pas trop.

____I n t r o d u c t i o n a u p h y s i q u e
« Une foule. Des gens qui fourmillent dans tous les sens sans raison apparente. Des hommes, des femmes et des enfants. Terré dans cet attroupement, vous ne le remarquerez pas, lui. Car il n'est pas celui qu'on remarque. Il n'est pas non plus celui dont on se souvient, ni même celui qu'on espère rencontrer. Vous le bousculerez, mais vous n'en aurez jamais conscience. Jamais vous ne vous excuserez de l'avoir brutalisé. Jamais vous vous retournerez pour voir à qui vous avez à faire. Et il se morfondra un peu plus dans cette foule sans même que vous vous en rendiez compte. Vous ne le reverrez plus, vous ne ferez que le voir de nouveau, sans reconnaître ni le visage, ni le regard. Il restera incognito, et vous continuerez de vivre. »
Il est banal dans la banalité, mais un constat contraire se reproduit lorsqu'on le voit se défendre. Il se sert de deux chaînes, à l'image de son passé. Mais il n'est pas apte à se battre, seul; il lui faut une aide extérieure. Et c'est ainsi qu'il dégaine une plume et un parchemin et qu'il écrit quelques proses racontant l'arrivée d'une créature venue d'un monde chimérique. Des dragons périlleux, des bêtes sanguinaires, des montures, des chevaliers venus d'un autre temps... Avec lui, la symbiose reprend tout son sens, car il se bat aux côtés de ses invocations, plutôt que de rester calmement derrière elles.

____I n t r o d u c t i o n à l a p s y c h o l o g i e
« Un tohu-bohu. Non, des champs de zizanie. Un dédale vaste et des issues inaccessibles. Vous pénétrerez ce labyrinthe, vous tenterez d'effleurer les murs à la recherche d'une sortie de secours, mais vous ne trouverez rien d'autre qu'une constellation d'égarés. Une cacophonie qui vous fera perdre la tête, des pensées, des bruits perdus dans la faille d'un souvenir. Vous serez aveuglé par les songes qui réverbèrent dans ce labyrinthe et vous serez assourdi par le désordre. Vous arrêterez ensuite de chercher, et vous rebrousserez jamais, en vain. Vous comprendrez qu'il est impossible de le comprendre. »
Sa psychologie est un bazar qui se réorganise chaque jour. Il apprend, il essaie de comprendre, de se réhabituer à un mode de vie qu'on lui avait sauvagement retiré. Parfois pourra-t-il sembler brusque, brutal, ou encore réservé, mais ce n'est pas parce qu'il n'a pas envie d'en parler qu'il ne le fait pas, c'est parce qu'il ne sait pas comment. Comme un enfant, il apprend à vivre et à exister normalement.

Le Collectionneur de palabres

Être au mauvais endroit au mauvais moment, c'est l'histoire de ma vie. En fait, toute mon existence est basée sur une malchance absurde. Je suis un aimant à malédictions ou, mieux, l'amant de la mauvaise fatalité. Depuis trop longtemps, je suis sous la domination d'un Éternel qui n'a rien d'autres à faire que dominer. Je suis son esclave, son pantin, son doux bouc-émissaire. Deux tiers de ma vie, jusqu'à aujourd'hui, ont été consacrées pour lui, pour dorer son blason, forger sa réputation. Ce que j'ai fait, et ce que je fais toujours pour l'Unique - comme il aime se proclamer -, c'est d'écrire. Écrire les proses de son existence, ses odyssées lyriques et ses épopées dans un seul objectif : faire de lui un faux divin que l'on devrait aduler. Quelques dizaines d'ignorants sont déjà sous son joug religieux et une honte m'éprend à chaque fois qu'un nouveau crédule se joint parmi les fidèles. Eux, ils le prient incessamment, l'adorent avec une ferveur particulière et, en retour, ils espèrent quelconque faveur. Tout ce qu'ils ont eu, ce sont de faux signes célestes et de faux miracles qui, à chaque fois, captivent un peu plus de quidams. De monde en monde, il espère triompher de sa gloire. De monde en monde, je me sens de plus en plus méprisable. De monde en monde, j'espère effleurer les plaisirs de la liberté.

Depuis quelques jours, pour lui faire comprendre mes états d'esprit, j'écris donc n'importe quoi, tout ce qui me passe par la tête et tout ce qui ne passe pas. Des fables sans queue ni tête, des contes incompréhensibles et des récits d'une aberrance risible. Et, aujourd'hui, il le remarque. Je le vois apparaître sur le seuil du cubicule ridiculement exigu qui me sert de repère d'écriture. Cette fois-ci, il a pris l'apparence d'un panda roux (le pauvre est de moins en moins inspiré, semble-t-il). Il me regarde d'un œil méchant, d'un œil affuté, d'un œil rageur. Je le regarde d'un œil déjà désolé, d'un œil accablé, d'un œil exténué. Il s'approche dans une démarche lourde et chacun de ses pas s'enfonce dans le sol avec ardeur. Je sais qu'il sévira et que jouerai le rôle d'un supplicié pendant des heures. Je devrai ensuite mettre sur papier ce que j'ai vécu, en accentuant le fait que l'Unique est un divin ouvrier qui punit la lâcheté et qui récompensent ceux qui labourent continuellement. J'en ai assez.

« Tu n'as plus l'imagination que tu avais avant, dis donc. »

Curieusement, le ton de sa voix n'est ni agressif, ni bestial. Je sens qu'il est calme et posé pour une fois. De l'autre côté, cette affirmation monocorde me transit, me glace le sang, m'engourdit les organes, ankylose chacun de mes muscles. Je vois déjà apparaître le fouet dans le creux de sa main, je le vois déjà prendre la forme d'un démon luciférien, je le vois déjà me marteler de coups de plus en plus forts en espérant que la souffrance engendre créativité et inspiration. Je fronce déjà les yeux de douleur.

« J'ai remarqué que, depuis plusieurs semaines, tes écrits deviennent de plus en plus fades. Tu manques de motivation, d'inspiration? Dis-moi, qu'y-a-t-il? J'ai besoin de ta plume pour me glorifier. »

Aucune méchanceté, sa voix est restée impassible. Autant retirer mes vêtements et attendre l'étrivière. Je ne suis pas particulièrement défaitiste, mais j'ai appris à ne jamais espérer, car l'espoir, c'est aussi le risque de frôler la déception.

« J'ai donc eu une idée... Tu sais que j'ai besoin de toi? Y'a que toi qui me connais assez bien pour falsifier mon existence. Je pourrais bien te faire dévorer par mes griffons, mais ce serait un peu absurde, n'est-ce pas? Je me fais las ces jours-ci et retrouver un néophyte assez talentueux me prendrait des années... »

Suis-je touché, ému? Non, pas du tout. Je suis tout simplement surpris de la tournure de notre rencontre. J'attends la suite de ses propos, mais il prend une pause interminable. J'ai l'impression que c'est intentionnel, que son silence est volontaire et qu'il aime me voir souffrir en silence et contempler dans mes yeux une anxiété grandissante. Quant à lui, il me regarde en arborant un sourire singulier. Un tel rictus sur un panda roux, ça ne laisse personne indifférent, même que ça m'effarouche.

« Comme je disais, j'ai une idée. Je te libère. »

Je ne saute pas de joie. Je ne souris pas. Je ne m'exalte pas. Je sais qu'il y a un mais.

« Mais ne t'excite pas. Je te libère partiellement. »

Je ne saute pas de joie. Je ne souris pas. Je ne m'exalte pas. Je sais qu'il y a un et.

« Et pour éviter que tu ne m'échappes, tu auras à ton pied un boulet magique qui s'alourdira quand tu tenteras de faire le malin. Ainsi, je te libère maintenant, je te ramènerai plus tard et je te libérerai encore après. Pendant tes affranchissements temporaires, tu fais ce que tu veux, mais tu me reviens avec de l'inspiration. Inspire-toi de la nature, des arbres, des intempéries. Inspire-toi des cœurs, des contrecœurs, des rancœurs et des haut-le-cœurs. Inspire-toi de ce que tu veux, mais inspire-toi. »

Je sursaute de joie. J'esquisse un rictus imperceptible. Je jubile intérieurement. On me libère. Il me libère. Il me permet de voler, planer, apprendre, connaître, savoir, redouter. Je le sens déjà, je peux enfin ressentir, pressentir et sentir. J'attends cet instant depuis si longtemps que je suis incapable d'extérioriser l'allégresse et l'extase qui se bousculent en mon âme. Je rêve, j'en suis sûr. Non, je ne rêve pas, et même s'il s'agissait d'un atroce songe, je le vivrai de plein gré, de pleine force, de pleine vigueur. Cela fait si longtemps que mon pied ne s'est pas posé sur la terre des humains, le land de réalité. Durant trop longtemps, j'ai existé dans un monde parallèle et j'ai respiré dans un univers qui est intangible. Maintenant, on m'ouvre la porte de la réalité.

« Adieu, Skjöld. Amuse-toi bien, mais n'en profite pas trop. Je t'ai à l’œil, n'oublie pas! »

Devrais-je le remercier d'être un tyran charitable?

« Et si tu te sens attaqué, utilise ce que tu sais le mieux : écrire. Je ne sais pas, peut-être que tes mots pourraient te défendre? »

La salle dans laquelle je suis plonge dans une obscurité d'encre qui m'aveugle comme une lumière blafarde en stroboscopie. Pourtant, je parviens tout de même à distinguer mes bras, mes jambes et le reste de mon corps alors qu'un miroir émerge du néant. Mes vêtements habituels disparaissent et je me retrouve dénudé, humilié devant ma forme physique pitoyable. Mais pourtant, au même moment, je vois ma posture se redresser, ma stature se magnifier et mon corps prendre des dimensions plus importantes. Je ne deviens pas un géant, ni même Homère, mais je me sens plus en forme. Mes bras ne deviennent pas aussi larges que des troncs d'arbre, mais je sens mes muscles, partout dans mon corps, œuvrer et s'exciter. Alors que je suis étonné par cette métamorphose subtile, mais mystique à mes yeux, une longue tunique andrinople vient m'enceindre et des épaulettes dorées me protéger. La capuche de mon nouvel accoutrement s'élève, forcée par une puissance invisible, et se pose sur mes cheveux presque noirs, faisant ombre à ces yeux verts que je n'avais jamais remarqués. Des pantalons noirs s'ajoutent à mon costume et, au même moment, je disparais. J'explose en millions de rayons lumineux qui percent sournoisement les ténèbres. Je disparais.

Je réapparais, des chaînes au bras, un boulet au pied, mais je suis libre. Sur les terres de mon enfance. Le Domaine enchanté s'étend à perte de vue. J'étends mon regard à me perdre dans la vue. Je suis mélancolique. Non, je suis heureux. Je ne l'ai jamais été autant. J'ai envie de courir, d'arpenter chaque centimètre de chaque monde, d'apprendre, de découvrir. J'ai envie d'être déçu parce que je ne trouve pas la réponse à ma question. J'ai envie d'être dévasté par amour. J'ai envie d'être rejeté, d'être haï, d'être détesté. Peu importe. Je veux vivre. Des déceptions, des contentements, des espoirs, des fausses espérances, des soupirs désappointés, des regrets désavoués, des querelles incessantes. Je veux vivre et abuser de chaque seconde de liberté qui m'est offerte pour pouvoir me dire, quand je devrai me subordonner à l'Unique, que j'ai pu vivre. Oserais-je défier ses conditions? Daignerais-je mourir par curiosité? Je n'en sais rien, mais pour l'instant, je ne fais respirer l'air tendre et frais, l'air libre et insoumis.

Et je divague sans but. Cela fait si longtemps que je n'ai pas divagué sans but.

Dernières gouttes d'encre

1) Votre personnage est-il capable d’aimer, d’avoir une relation ? Pas pour l'instant. ou ce serait très inusité. Il ne connaît pas la vie, ne connaît pas les mondes, ne connaît pas l'étendue de l'univers et sa propre étendue. Aimer est une chose qu'il a connue qu'à travers ses histoires, ses mots et ses personnages.
2) Si l’esprit de votre personnage s’incarnait en un animal mythologique ou chimérique ou réel (nuances acceptées). Que serait-il ? Un suricate? Il lève la tête bien haut, épiant l'horizon, entraîné par sa curiosité et son désir de se sentir toujours protégé.
3) Qu’en est-il de la fidélité et de l’esprit de camaraderie de votre personnage ? Fidèle envers sa liberté et sa perpétuelle passion. Pour le reste, c'est à découvrir selon les mauvaises expériences ou les meilleures.
4) En vue de votre race, quand pouvez-vous dire que votre personnage a forgé une amitié. Citez quelques unes de vos relations amicales. Son chocobo, essentiellement.
5) Quelle est la devise de votre personnage ? S'il y en a plusieurs, donnez les toutes. « Je voudrais mourir par curiosité. » (George Sand) Autrement dit, savoir qu'on est ignorant ne veut pas dire qu'on veut le rester. Et ça a un lien direct avec son histoire, après tout.
6) Vis à vis de votre façon d'écrire, quels sont vos points forts et points faibles? Je fais très peu de fautes, mais, de l'autre côté, j'ai tendance à écrire pour ne rien dire. Manques de motivation fréquents aussi.
7) Pourquoi incarner ce personnage ? Coup de foudre avec l'idée et avec le forum.
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