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 Falco Lombardi | Cascades et Cabrioles

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Mérope&Ézéchiel
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MessageSujet: Falco Lombardi | Cascades et Cabrioles   Ven 29 Juil - 15:37

« Une chambre pour une personne, s’vous plaît. »

Avait-il affirmé en assénant le pauvre comptoir d’un coup de poing. De nulle part, un renard rabougri entra en scène. Haut comme trois pommes, il marchait lourdement. Si lourdement que le sol gémissait sous l’impact de chacun de ses pas. Le visage du goupil était grossièrement orné de moustaches grisonnantes, et son pelage entier était souillé, recouvert de crasse et de graisse. D’ailleurs, le pauvre renard était à l’image de l’auberge : insalubre, lugubre, sans aucun intérêt… Mais Falco avait besoin d’un endroit pour dormir, pour pouvoir sombrer sans être perturbé par qui que ce soit. Oublions le luxe pendant l’espace d’un instant; oublions le confort et toute forme de bien-être…

Ainsi, après avoir grimpé sur un vieux siège qui avait été installé derrière le comptoir, l’employé de l’auberge se mit à dévisager Falco comme si c’était anormal de voir des hybrides à Sherwood… Le faucon toussa quelque peu, question de réveiller son interlocuteur, mais en vain. Le renard paraissait être absorbé par une force invisible… Il était là physiquement, mais mentalement, c’était toute autre chose. Agacé par ce petit jeu, Falco frappa de nouveau le comptoir. Comme prévu, le renard revint à ses esprits, sursautant et laissant échapper un cri rauque. Il demanda d'un ton neutre et lent :


« Que puis-je pour vous? »

Falco soupira interminablement… Il répéta :

« Une chambre pour une personne. »

« Juste un instant… »

Le tenancier de l'auberge, sans aucune grâce, se retourna et s'engouffra derrière le comptoir de l'auberge… Dans sa démarche nonchalante et morose… Plusieurs secondes passèrent… puis quelques minutes. Falco bailla grossièrement, puis au moment où il voulut bondir par-dessus le comptoir pour voir ce qu'il en était, le même renard émergea. Son visage était encore une fois sans émotion, et grimpant pour la seconde fois, il répondit aussitôt :

« Ouais. Ça fera 50 munnies j'vous prie. »

« 50 munnies… Pour ça? Enfin… »

Falco tâta sa combinaison afin de trouver sa bourse, mais bizarrement, elle n'était plus là. Il retenta le coup, mais sans effet. Par instinct, il se mit à balayer le sol du regard, puis chacune des tables. Il se retourna en précisant à l'aubergiste d'attendre un peu et fit le tour de la salle à manger, fouillant chaque coin de la pièce. Ce fut uniquement lorsqu'il vit un jeune loup sortir de l'auberge à toute vitesse qu'il devina aussitôt la suite de l'histoire… Quelle mauvaise idée de se rendre à la forêt de Sherwood… La capitale des brigands et des voleurs de toute sorte! La métropole des rêves dérobés!

Sans avertir le vieux renard de ce qui se passait, Falco franchit le seuil du gîte à son tour et se mit à courir derrière le voleur… Enfin, le loup qu'il suspectait être le voleur de sa bourse. Mais après tout, quelqu'un qui détale de cette façon, ce n'est assurément pas pour le plaisir de sprinter dans les champs enchantés… Et de toute façon, Falco était lui-même un brigand assez expérimenté, et son instinct de faucon ne lui mentait presque jamais. D'ailleurs, il fut lui-même surpris d'avoir été volé sans s'en être rendu compte. L'arroseur fut arrosé, comme certains disent…

Ainsi, repérant le loup qui disparaissait tranquillement de son champ de vision, Falco continua de sprinter en sa direction. Même si lui-même était spécialisé dans la vitesse, le voleur était un excellent coureur. Il parvenait à garder une certaine distance, faisant rager Falco graduellement. Mais heureusement, le faucon avait cette endurance que son opposant n'avait pas et, au fil des secondes, la distance entre les deux êtres diminuaient… Il n'était qu'à quelques pas, qu'à quelques mètres du but. Ses doigts touchaient sa bourse, et il se voyait déjà triompher. Plus qu'un ou deux pas et…

… Bam.

Falco, dans le feu de l'action, n'avait pas remarqué qu'il y avait un obstacle. Et inexorablement, il chuta sur le sol, faisant un vol plané de plus de deux mètres avant d'atterrir durement contre un arbre au loin. L'impact fut si violent qu'il perdit connaissance quelques secondes, ou jusqu'à ce qu'un innocent écureuil vint le réveiller… Il se leva difficilement, toujours étourdi par le choc, et tenta de marcher mais tomba aussi promptement qu'il s'était remis sur pieds. Il avait non seulement perdu la tête, mais également sa bourse… Et si quelqu'un avait vu cette chute, il venait également de perdre sa dignité.


« Saleté de racine. Saleté d'arbre! Saleté de natu… Oh. »

S'il avait trébuché, ce n'était pas la faute d'un arbre, ni même d'une racine, et encore moins de Dame Nature. Non, c'était plutôt parce que son pied avait rencontré le pied d'un autre être humain… Enfin, être humain, il fallait le dire vite, car celui qui se dressait devant lui n'avait aucunement l'apparence d'un véritable homme. Il était maquillé bêtement, portait un accoutrement tout aussi idiot et était adossé contre un arbre, dans une posture misérable… Son visage arborait un sourire étrange, fendu jusqu'aux oreilles.

En temps normal, Falco n'aurait pas porté attention à ce… clown et aurait immédiatement fichu le camp. Mais pas cette fois… Non, pas cette fois. Il s'approcha donc de lui et s'excusa solennellement, gardant tout de même une distance appropriée pour éviter un éventuel assaut… On ne doit jamais prendre de risque quand on s'adresse à un bouffon! Puis, cela fait, il s'avança encore un peu plus, continuant d'un ton légèrement amusé :


« T'as fait exprès, j'en suis certain. »

Falco rigola un peu. Il hésita à tendre la main, mais il la tendit tout de même.


Dernière édition par Mérope&Ézéchiel le Jeu 5 Juil - 14:43, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Falco Lombardi | Cascades et Cabrioles   Ven 29 Juil - 22:30

Alors que Falco tendait la main pour aider le quidam à se relever, un long silence emplit la forêt, comme si toute la faune s'était tue. Restant bêtement dans cette position en entendant quelque chose - un signe du Destin! -, le faucon attendait patiemment que son interlocuteur tende la main à son tour… Mais rien. Le clown ne bougea pas d'un seul centimètre, toujours avachi contre le tronc d'arbre qui lui servait de trône. Était-ce une façon de remercier quelqu'un qui vient en aide? Oh non… Pas du tout. Cependant, Falco n'en portait pas vraiment attention, car ce bouffon, en plus d'avoir l'apparence d'un cinglé, paraissait en être un, mentalement et psychologiquement parlant… Soit.

Puis, le sourire du clown se fendit encore un peu plus, ses lèvres semblant se fissurer lentement. D'un ton situé entre l'enthousiasme et le désespoir, entre l'amusement et l'ennui, il parla. Sa voix était froide, glacial… Elle était froide à faire frémir les plus téméraires, à faire frisonner tous les Genesis de ce monde…


« Hellooooooooo! Kefka Palazzo, enchanté! Mage noir diplômé et diplômant, que puis-je pour vous? Désolé de pas être sous mon meilleur jour… Je sors d'un combat contre un puissant mage et même si je l'ai vaincu, j'ai fini dans un sale état... Argh... J'ai utilisé mes dernières pour atterrir ici et il semble que le destin soit farceur en metttant un pigeon bleu et plus dodu que la moyenne sur… Urgh, ma route! A part ça, vous m'aidez? »

Et en plus d'être totalement décalé, le pauvre était arrogant… Falco avait tendu la main pour l'aider, mais il avait décliné l'offre en restant immobile. Même si le faucon venait tout juste de le rencontrer, ce Kefka débutait tranquillement à l'agacer. Falco était lui-même un individu hautain, et voir sans s'en rendre compte un reflet vivant de sa personnalité l'indisposait. Il tenta tout de même de rester serein, en mâchant chacun de ses mots pour éviter de provoquer un clown. Car tout le monde sait que les clowns sont des êtres redoutables.

« « Ça vous arrive souvent de trainer ici? Je veux dire, y pas un chat dans le coin, un vrai nid de cul-terreux! »

Il n'y avait en effet aucune forme de vie autour d'eux. En effet, la zone sylvestre de Sherwood était un endroit toujours calme et quiet. Pour avoir vécu ici de longues années auparavant, Falco pouvait en témoigner. Lorsqu'on s'infiltrait dans cette forêt dense et vaste, un silence apaisant envahissait aussitôt les âmes et calmait les mauvais esprits. Avant de faire partie de l'unité militaire de la Shin-Ra, le faucon venait lui-même ici pour prendre quelques heures de répit, ne faisant qu'un avec la nature. Et c'était d'ailleurs pour cette raison qu'il avait décidé de revenir ici, de retourner à la source… Après les événements des derniers jours, il devait impérativement se ressourcer.

Quoi qu'il en soit, Falco regarda Kefka durant de longues secondes, comme s'il cherchait à percer son esprit. Derrière toutes ces couches de maquillage et ce sourire hors-du-commun, un individu sensé et tout à fait normal devait se morfondre. D'ailleurs, pendant quelques instants, Falco douta… Et si tout cet accoutrement n'était pas un costume, mais bien un habit? Et si ce maquillage n'était pas superflu, mais seulement une couche de peau bien banale?… Non. Falco n'y croyait pas une seconde. On ne peut être aussi aberrant quotidiennement… Du point de vue de la Fierté Spatiale, Kefka n'était qu'un simple personnage de cirque, un clown à temps partiel…

Bref. Après avoir tenté de cerner son interlocuteur du regard, Falco continua :


« Je suis né ici, en fait, dans ce vrai nid de cul-terreux… Comme tu dis. »

Était-il nécessaire de se présenter? Après tout, Falco ne reverrait probablement jamais cet homme, et leur discussion s'annonçait brève. Mais de l'autre côté, Kefka avait daigné révéler son identité… Comme le faucon l'avait appris dans la Shin-Ra, un être qui se présente est un être à qui on peut accorder une partie de confiance. En bref, quelqu'un qui se présente à vous sous son vrai jour peut laisser entrevoir qu'il n'a pas de mauvaises intentions… C'était une façon plutôt naïve et insoucieuse de penser, mais Falco pensait ainsi.

Dans cette optique, Falco se recula de quelques pas et observa de nouveau Kefka. Puis, d'une voix assez forte, il se présenta à son tour. Il mettait l'emphase sur chaque de ses mots :


« Lombardi. Falco Lombardi. Ex-pilote d'excellence de la Shin-Ra, ex-pilote d'un équipe de pirates de l'espace, ex-pilote de Star Fox et… ex-pilote d'un autre groupe de pirates galactiques… »

Falco soupira, soupira encore et soupira une dernière fois. Sa vie semblait se résumer à des échecs et à des fautes… Il avait intégré tant de groupuscules différents dans sa vie qu'il avait oublié le véritable sens de la coopération et de la compagnie. Et chacune de ses histoires s'étaient terminées de façon drastique, et déplorable… Des morts… Des explosions… Des altercations… Du sang… Beaucoup de sang. Telle avait été l'existence d'un faucon malchanceux.

Après avoir soupiré pour l'énième fois, Falco continua d'un ton plus posé, plus calme :


« Et j'suis là… Je retourne à la source. Il prit une pause. D'ailleurs, pendant que j'y pense, t'aurais pas vu un loup dans le coin… Un loup qui court assez vite et qui semble vouloir se cacher… Ce connard a volé ma bourse, et tu me fais penser que je ne l'ai toujours pas retrouvée. T'aurais pas vu de quel coté il est parti? »

Et au moment où il termina sa phrase, un bruit presque inaudible vint bouleverser Falco. Il se retourna de sursaut et vit le fameux loup qui détalait à toute vitesse vers l'horizon. Ce misérable semblait s'être égaré dans la forêt de Sherwood, et voilà qu'il revenait sur ses pas et que Falco retrouvait sa trace sans avoir à bouger le petit doigt. Décidé à l'arrêter, il sprinta de nouveau vers lui et bondit directement dessus, le plaquant solidement contre le sol. De là, il reprit sa fameuse bourse et la cacha. Il empoigna également le bras du loup et le traîna un peu.


« Quand j'étais dans l'armée, on disait que la seule façon de ramener un criminel sur la bonne voie était de l'effrayer. Kefka… Des idées pour le ramener sur la bonne voie; sur le chemin du bonheur? »

Falco sourit à son tour… Mais ce n'était pas un sourire sadique, non. C'était plutôt un sourire satisfait, décidé.
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MessageSujet: Re: Falco Lombardi | Cascades et Cabrioles   Sam 30 Juil - 10:48

Le loup s'approcha de Kefka, et le bouffon lui susurra quelques mots à l'oreille. Comme par magie, le visage entier du brigand se teinta de peur et de suspicion. Alors que le loup s'espaçait de Kefka, Falco ne put retenir quelques rires amusés. Le loup semblait déjà effarouché par le clown : son regard était nerveux et inquiet et on pouvait clairement deviner tout l'effroi qu'il ressentait. On pouvait même voir les gouttes de sueur froide qui perlaient dans son front… Mais ce n'était pas assez. Ils devait lui faire peur un peu plus, juste encore un peu… Falco, regardant ainsi la scène, s'attendait à le voir s'enfuir de nouveau, mais au dernier moment, la danse folle retint la cheville du brigand. Ohoh.

Le clown dit quelque chose, mais le faucon n'entendit rien. Il était trop absorbé la scène, de plus en plus diverti par la terreur du fameux criminel. D'ailleurs, à cet instant précis, le loup commença à supplier Kefka de le laisser partir, à implorer les cieux d'agir en sa faveur… mais c'était complètement compréhensible. Le bouffon rampait sur le sol, et dans un état si misérable, on ne pouvait qu'être effarouché par tout cela. Il semblait absolument détraqué, tout droit sorti de l'asile… Ses paroles étaient décousues et son désir de voir le loup souffrir était beaucoup trop visible… Néanmoins, Falco n'en porta pas attention, jugeant que c'était uniquement pour jouer un peu…

Le loup aida ensuite Kefka à se relever… et le pire était à venir. Le clown saisit fermement le visage du clown dans ses mains, et il commença à brûler… Son pelage entier commença à brûler. Et c'est uniquement à ce moment que Falco décida de réagir. Dans le feu de l'action - pour éviter les jeux de mot -, le coeur du faucon se mit à battre si fort qu'il n'entendit rien aux paroles du clown. Il était médusé de voir le bouffon agir ainsi, de sang-froid sans venir en aide au loup. La fierté spatiale, se précipita vers le loup qui s'embrasait toujours, hurla :


« Mais t'es complètement décalé! »

Aux côtés du brigand, Falco se mit à chercher une source d'eau, ou du moins quelque chose qui pouvait éteindre le feu grandissant. Le loup semblait réellement vivre un véritable martyr, et du point de vue du faucon, ce n'était pas nécessaire pour l'effrayer… Falco se hâta vers une direction au hasard et découvrit un marécage vaseux et bondé d'espèces aussi étranges les unes les autres. Il retourna donc auprès du loup et le poussa violemment dans le marécage. Le feu s'éteignit aussitôt, mais pas celui qui continuait de se consumer à l'intérieur du faucon…

Ce dernier tapa brusquement des mains, et dans un nuage de fumée, un drone volant fit son apparition. Planant dans tous les sens, le robot était sphérique et à peine plus grand qu'un ballon. Il était entièrement recouvert de métal, et les rayons du soleil reflétaient avec intensité sur sa paroi. Des faisceaux lumineux émergeaient de toute sa structure, comme un astre vivant. Bref, la chimère semblait attendre les ordres de Falco, ce que celui-ci fit sans ne plus attendre :


« Soigne-le. Immédiatement. »

Malheureusement, les sorts de soutien du drone étaient trop faibles pour soigner les blessures du brigand, qui continuait de gémir de douleur. Son visage était calciné au troisième degré, et on ne pouvait voir qu'une mince couche d'épiderme imberbe et rendue écarlate par le feu. Son pelage était parsemé de touffes de poil entièrement brûlées, et tout son corps était recouvert de cendre et de restes de brasier. Le pauvre souffrait incroyablement… Le pauvre paraissait vouloir mettre fin à ses jours… Le pauvre vivait un véritable calvaire, un cauchemar éveillé…

« Je ne vois plus rien… Je suis aveugle… Je suis… »

Il était aveugle… Le feu avait brûlé ses yeux, et maintenant, ils n'étaient que deux globes noirs et désuets. Mais ce n'était pas tout, car l'incendie avait aussi fait rage sur ses oreilles. Falco avait beau tenté de le réconforter, il n'entendait rien et continuait de hurler de douleur, se tortillant dans tous les sens. C'était une scène pour le moins horrible à voir, et un sentiment de culpabilité et de regrets commençait tranquillement à envahir l'esprit du faucon… Il n'aurait pas dû proposer à Kefka de l'effrayer… Ce fut une misérable erreur de son part, et bien pire encore.

Falco se retourna vers le bouffon et s'en approcha promptement. Si ce dernier avait été capable de créer un feu si intense sur le corps du loup, il devait être aussi capable de régler tout cela. Le faucon bouscula donc violemment le clown, qui s'écroula comme une vulgaire pâte sur le sol, et demanda d'un ton rude et paniqué :


« Va le soigner. »

Kefka ne répondit qu'en souriant encore un peu plus, mais ne leva pas le moindre petit doigt pour lui venir en aide. Falco lui demanda de nouveau, mais en vain… Le clown semblait trop borné pour l'aider un peu, pour réparer l'erreur qu'il avait commise. Alors qu'il retournait auprès du brigand, le faucon dégaina son fusil et le braqua en direction du loup.

« Achevez-moi… Je vous en supplie… Je souff... »

C'était un signe du destin. Il était aveugle, sourd, brûlé au troisième degré, et les dégâts du feu étaient clairement irréparables. Il vivait un enfer et paraissait souffrir pour cent personnes. C'était la seule et unique solution… À contrecœur, Falco appuya sur la gâchette de son pistolet, et un faisceau laser émergea du canon et vint traverser le crâne du brigand… Le loup arrêta de gémir… Le loup arrêta de crier… Le loup arrêta de vivre. Était-ce la meilleure solution, Falco n'en avait aucune idée. Mais dans de telles circonstances, il aurait voulu mourir aussi.

Le faucon s'accroupit et abaissa les paupières du voleur. Cela fait, il retourna auprès de Kefka et le réprimanda du regard pendant plusieurs secondes. Il n'avait qu'une seule envie… Le faire bouillir, lui jeter de l'acide au visage et de le martyriser… Le brûler à son tour, le noyer et le réanimer et l'opérer vivant… Ce bouffon n'était pas sensé, pas du tout…


« Je t'ai demandé de l'effrayer… Pas de le tuer. »

Falco pointa son fusil vers la tête de Kefka, et soupira…

« T'es complètement fou, Kefka… Qu'est-ce que je vais pouvoir faire de toi?… »
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MessageSujet: Re: Falco Lombardi | Cascades et Cabrioles   Sam 30 Juil - 12:36

« Même si j'avais pu je ne l'aurais pas fait! Mais tu es comme moi! Tu t'en fiches que je souffre en punition tout comme tu te fichais d'abréger les souffrances de ce petit caniche… T'es un fou de la gâchette et tu aimes tuer, comme moi! Tu es aussi fou que moi au final! Allons, réfléchis… Au fond ça te fait plaisir de tuer! C'est grisant! Toi et moi on pourrait... Je ne sais pas moi... Répandre mort, destruction et chaos! Oui, on détruira en tuant! »

Kefka avait beau être fou, cinglé, détraqué et complètement décalé, ses paroles décousues avaient tout de même du sens… Falco avait tué le pauvre loup pour abréger les souffrances, et il commençait graduellement à douter de l'utilité de la chose. Et si les blessures du brigand avaient été réversibles? Et si la mort n'avait pas été l'unique solution dans ces circonstances? Falco aurait commis une erreur indigente, une faute pitoyable. Les paroles du bouffon résonnèrent dans l'esprit du faucon pendant quelques secondes, alors que la culpabilité continuait de grandir dans son cœur. Il l'avait tué… C'était impardonnable. Et s'il s'était trompé? Non, non, non… Il ne le croyait pas une seconde.

Rejoindre Kefka pour répandre mort, destruction et chaos? Non, ce n'était pas la vocation de Falco. Il avait été envoyé sur ces terres pour changer le monde, mais pas de cette façon. Bien qu'il n'était pas pour autant l'être le plus conciliant de l'univers, il prônait tout de même les principes pragmatiques… Pour lui, la mort ne devait survenir que si c'était vraiment nécessaire - et Dieu sait qu'il hésitait encore plus, actuellement! -, de même que la destruction et le chaos. Non… Falco n'était pas comme lui. Mais la tirade de Kefka était persuasive, bouleversante… Il chancelait entre le Bien et le Mal, et la Lumière et les Ténèbres… Falco luttait intérieurement pour contrecarrer toute cette hésitation.

Il voulut contredire la réplique de la danse folle, mais ce dernier reprit la parole en premier. Un sourire décalé couvrait son visage, le rendant encore plus démoniaque. Falco frissonna en voyant son rictus se fendre encore un peu plus, et le voyant se mouvoir comme un pantin désarticulé. De sa voix aussi folle, il perpétua :


« Oh! s'exclama Kefka en souriant étrangement. On dirait que plusieurs choix s'offre à toi mon ami, tu es à la croisé des chemins! Tu peux me tuer et agir avec la logique d'un fou, comme moi. »

Tuer deux hommes dans la même journée, dans la même heure… dans les mêmes dix minutes. Falco n'en avait pas tellement envie. Mais de l'autre côté, ce Kefka méritait nulle autre que la mort, qu'un trépas long et douloureux. Même si le faucon ne connaissait ce quidam que depuis quelques minutes à peine, il avait l'impression de l'avoir côtoyé durant toute sa vie… mais dans le mauvais sens de l'expression. Si Kefka avait fait brûler ce loup sans hésiter et sans tarder, il était également capable de commettre bien pire que cela. Falco savait très bien que ce n'était pas la première fois que ce clown commettait un tel acte, non seulement de par sa façon d'agir, mais aussi par sa façon d'être. Son regard, aussi effrayant soit-il, reflétait un passé souffrant et bien fourni. Un passé dans lequel résidait la mort, le chagrin, le désespoir et le sang… Oui, le fou dansant méritait amplement la mort et la souffrance, mais non, pas aujourd'hui…

« … Ou bien tu peux me laisse pourrir au milieu de la forêt et me laisser récupérer mes forces dans l'ennui et la souffrance… »

C'est ce que Falco avait envie de faire… Le laisser pourrir. Décidément, Kefka n'était pas dans un état physique parfait. Il semblait fatigué, éreinté, totalement dépassé. Décidément, il avait besoin d'aide pour remonter la pente… Décidément, il se laissait mourir à petits feux. Si le faucon prenait l'initiative de le laisser là, eh bien, il souffrirait. Il souffrirait jusqu'à ce qu'un autre individu lui vienne en aide, ou jusqu'à ce qu'il ait l'audace de se lever et de reprendre des forces. Si cette rencontre était remplie d'incertitudes, Falco était sûr et certain que Kefka méritait d'avoir mal… D'avoir mal pour ressentir la même chose que ce loup, et que toutes ses victimes du passé…

« … Ou bien encore tu pourrais m'amener jusque dans les cachots du seigneur de ce monde! Le premier choix est celui d'un fou, le deuxième celui d'un homme logique et le troisième celui d'un héros en quête de vengeance… Que choisis-tu? La vengeance?! Le chemin du fou?! Ou celui du héros vengeur?! »

L'apporter dans les cachots du seigneur de Sherwood était l'idée la plus stupide de toutes. Le bouffon était un criminel - Falco en était assuré -, et forcément, ce n'était pas la première fois qu'il vivait ce même genre de situation. Si on l'enfermait dans les cachots, il serait facilement capable d'en ressortir en quelques heures à peine… Même s'il était fou, ce clown avait cette façon de s'exprimer qui semait un doute… même dans l'esprit des plus têtus qui soient. Y compris Falco… et spécialement Falco. Plus Kefka parlait, plus la fierté spatiale doutait, plus il voulait en finir avec cette histoire, plus il voulait partir d'ici et oublier tout cela. Mais c'était impossible, il devait prendre une décision.

La vengeance? Le chemin du fou? Le héros vengeur? Franchement, il n'en avait aucune idée.


« Oh je sais! Tu pourrais même devenir un super héros! continua-t-il alors que Falco était égaré dans ses pensées, réfléchissant, pensant, cogitant… « Je suis la nuit… Je suis la vengeance… Je suis… SUPER DINDON! » Ohohohohoh! Tu as bel et bien une tête de super Falco en plus… Oh mais bien sur il te reste un autre choix! Le quatrième... Faire n'importe quoi, inventer quelque chose! Et ainsi tu deviendras celui qui choisit sa propre voie! »



« J'ai soif… »

La dernière option de Kefka sembla légèrement illuminer l'esprit de Falco. Intérieurement, il avait pris une décision, une décision qui allait mélanger la vengeance, la folie, le héros vengeur et l'originalité. Sans ne rien ajouter, il se retourna aussitôt et se rendit à toute vitesse vers le marécage. Là-bas, il empoigna une gourde d'eau qu'il tenait dans sa combinaison et la remplit longuement. Cela fait, il se précipita vers le clown et l'observa pendant de longues et pénibles secondes. Il voulait observer une ultime fois son visage, la face d'un cinglé pour pouvoir avoir cette image éternellement dans sa tête. L'image d'un criminel… D'un fou dansant… De Kefka Palazzo.

Machinalement, il grimpa un arbre au hasard et installa la gourde d'eau sur une branche assez haute. Il descendit agilement et chemina nonchalamment vers Kefka. Il s'accroupit à ses côtés, et après avoir plongé son regard dans le sien, il le frappa solidement. Si fermement que la mâchoire du clown sembla craquer sous la force de l'impact. Il répéta l'opération à deux reprises, se leva d'un bond et se recula tranquillement. Il affirma simplement :


« Kefka… Tu sais que tu es pitoyable. Je suis vraiment désolé pour toi… »

Il laissa échapper quelques rires et continua de parler, d'un ton cette fois encore plus hautain :

« Je vais te laisser là. Mais avant, j'ai envie de t'aider un peu… Je t'ai apporté un peu d'eau pour t'hydrater… Je l'ai laissée en hauteur pour éviter qu'un ours vienne te la dérober… Aussi, je te conseille vivement de quitter ce monde, car je vais non seulement avertir le seigneur de Sherwood, mais également la Shin-Ra. Tu seras recherché partout, et tu devras te cacher éternellement. Ce sera une triste vie, n'est-ce pas?… »

Falco fit un demi-tour sur lui-même et se mit à marcher dans une direction opposée. Rendu à une certaine distance, il se retourna pour la dernière fois vers Kefka et annonça, avant de partir satisfait :

« Meurs bien, l'ami. »

Avant de partir officiellement, le faucon fit apparaître quelques unités flottantes qui se mirent à tirer dans la direction de Kefka. Ces invocations n'étaient pas assez puissantes pour le tuer, mais juste assez pour le meurtrir un peu, question de le tenir tranquille pendant quelques jours de plus. Même si le faucon ne connaissait pas l'ampleur de la puissance de Kefka et qu'il ne savait pas qu'il était bien plus invincible qu'il le croyait, il était tout de même fier de ce qu'il venait de faire… Seul l'avenir pourra lui dicter s'il a pris la bonne décision, ce jour-là…

Et soit dit en passant, Falco ne contacta jamais la Shin-Ra, ni même le seigneur de Sherwood. Mais sachez que la meilleure façon de ramener un criminel sur la bonne voie, c'est de lui faire assez peur…
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