Partagez | 
 

 Ombres mélancoliques

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Mérope&Ézéchiel
<34

avatar

Messages : 235
Date d'inscription : 10/11/2010

MessageSujet: Ombres mélancoliques   Lun 9 Juil - 20:32

Ombres mélancoliques

Parfois j'ai l'impression que je suis seul au monde, et que seule la compagnie de mon cistre sera éternelle. Je sais que c'est absurde de penser ainsi. Je sais aussi que c'est une vision assez pessimiste de mon existence, mais c'est ce que je ressens. La solitude ne me déplait pas en un sens, mais elle n'est pas ce dont j'ai toujours rêvée, avouons-le. Quand je repense à ce que j'ai été avant mon second souffle chez le Consulat, je me dis que j'ai peut-être emprunté un chemin qui n'était pas le bon, ou du moins pas celui que le destin avait choisi pour moi. Je ne suis qu'un héraut que depuis quelques jours, mais j'ai ce doute constant qui plane au-dessus de ma tête, comme un oiseau de malheur. Je suis peut-être le véritable fils d'Érato, je suis assurément un poète vigoureux, mais il manque quelque chose pour compléter ma passion; il manque une pièce au puzzle, cette pièce qui avait réussi à me combler à la Cour des miracles : des gens sur qui compter.

Des gens sur qui compter... Je pourrais en trouver à profusion dans l'une des tours du Consulat, ou encore dans les rues mystiques des Jardins Radieux. Mais j'ai l'impression de n'être plus capable de tisser des liens et de forger des relations avec des gens. Quand je me mets à m'intéresser à quelqu'un, j'ai toujours ce tsunami de nostalgie qui me submerge et qui me pousse à comparer ce quidam aux gens que j'ai naguère côtoyés dans les entrailles de Paris. Et je me rends alors compte qu'ils ne pourront en rien égaler ce que je vivais autrefois. Quelquefois je me dis que je devrais abandonner derrière moi les hérauts et retourner à la Cour des miracles. Mais d'autre fois je me dis que j'ai évolué et que si je suis rendu ici, c'est parce que la vie en a voulu ainsi. Par dieu... Je divague. Il est absurde de m'imposer une telle tirade.

Alors je prends mon cistre, et je joue. C'est ce que je fais quand je suis perdu, égaré quelque part dans les méandres de la titubation. Je gratte jusqu'à en avoir les doigts embrasés, jusqu'à n'en plus sentir la présence de mes propres mains. Je gratte jusqu'à ce que je sois parvenu à oublier ce qui doit être oublié. Et alors je me mets à chantonner des paroles, à réciter des psaumes que j'improvise sur ma propre épopée et sur celles des autres. Plus je m'engouffre dans cette transe artistique, plus j'ai l'impression de me sentir respiré. Mes palpitations cardiaques atteignent des zéniths jamais atteints auparavant. Je vis. Je vis enfin... Je ne suis plus mélancolique. Je ne suis plus nostalgique. Je ne fais qu'une grande entité avec l'art que je découvre. Et je fuis mes dilemmes, mes problèmes, car c'est la seule solution que j'ai trouvée jusqu'à présent pour me sentir allègre et comblé. C'est absurde...

J'arrête de jouer drastiquement, arrêtant d'un doigté gracieux les vibrations des cordes de ma guitare. Je me sens mieux. Ma respiration reprend tranquillement un cours normal, mon cœur s'apaise adagio, ma peau se refroidit un peu. Par opposition, une succession de frissons intenses viennent me parcourir l'échine et me faire frémir imperceptiblement. Mes joues sont probablement aussi écarlates que le sang qui flue dans mes veines, mais je me sens bien, et c'est tout ce qui compte. Alors je rouvre mes yeux et je suis tout de suite aveuglé par les lueurs du soleil. Je baisse le regard. Les sables du temps s'écoulent beaucoup trop rapidement... Je dois retourner auprès du maître des arts pour honorer la poésie de ma douce muse.

Je fais disparaître mon cistre dans une constellation d'éclats et je me relève. Mes jambes sont curieusement engourdies, mais j'avance quand même vers les quartiers généraux du Consulat, claudiquant grossièrement. Si la Cité des Rêves me manque atrocement, je ne peux démentir le fait que les Jardins Radieux sont tout simplement fastueux. Ce calme, ces panoramas à couper le souffle, cette ambiance placide qui vient m'étreindre chaleureusement quand je me sens mélancolique. Et au travers les beautés de cet univers, je continue de cheminer, considérant l'horizon pour l'énième fois; pourtant, je ne me lasse pas de tous ces décors. À chaque fois que je déambule dans les profondeurs de cette banlieue paisible, j'apprends à apprécier un peu plus ce qui m'entoure. Je suis si aspiré par la poésie des lieux que j'en oublie clairement les problèmes qui m'assaillaient quelques minutes plus tôt. Décidément, la poésie, littéralement et au sens figuré, réussit à me charmer à toutes les fois.

J'aperçois au loin une silhouette svelte, l'ombre d'une femme à la chevelure aussi noire que l'obsidienne. Plus je m'avance, plus je sens que je reconnais ce regard profond. Peut-être l'ai-je déjà croisé dans les couloirs des quartiers généraux, ou encore dans l'une des rues de ce dédale, je n'en sais rien. Je marche encore un peu, nous arrivons presque à nous croiser. Je la salue avec une courtoisie qui me surprend moi-même, mais je perpétue mon chemin. Après tout, je ne voudrais importuner une demoiselle dans son train-train quotidien. Je lui demanderai si nous nous connaissons plus tard, dans une potentielle éventualité. Pour l'instant, ce n'est pas tellement crucial.

Mais vous savez cette sensation qui s'éprend de votre corps lorsque vous passez à côté de quelque chose qui aurait pu être important? C'est ce que je ressens à ce moment bien précis. Alors qu'elle disparaît promptement de mon champ de vision, je fais un demi-tour sur moi-même. Je la vois partir dans une direction opposée, mais elle accélère le pas comme si elle voulait fuir quelque chose, quelqu'un ou une situation. Elle marche de plus en plus prestement, elle court presque. A-t-elle besoin d'aide? Probablement pas, mais mon instinct me pousse à la suivre, aussi incivil cela peut-il paraître. Je m'avance donc dans cette même direction, plus ou moins vite. Je l'observe s'estomper dans la noirceur d'un tunnel, que je pénètre quelques secondes plus tard. Lorsque je traverse la pénombre, je fais face à un jardin majestueux encerclant la magnificence d'une fontaine aussi immense que merveilleuse... Si merveilleuse que j'en perds presque la raison de ma venue ici.

Je tente de dévier le regard. « Vous allez bien, mademoiselle? » que je m'interroge en la regardant s'enfoncer un peu plus dans le décor. Bien sûr qu'elle ne va pas, ou du moins quelque chose demeure louche dans son attitude. Je n'ose pas trop la perturber, et je décide de reprendre le chemin vers la tour de la poésie. Mais au même moment, son visage se retourne lui aussi, dans ma direction. Ces yeux... Ce regard... Ce visage... « Loin de moi l'idée de vous importuner, mais à qui ai-je l'honneur? » que je parviens à articuler, médusé par la personne qui se dresse devant moi. « Serait-il possible que nous ayons eu la chance de nous côtoyer dans le passé? Je suis Vyce Bozeck, poète du Consulat. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://epicdisney.forumactif.com
Mérope&Ézéchiel
<34

avatar

Messages : 235
Date d'inscription : 10/11/2010

MessageSujet: Re: Ombres mélancoliques   Mar 10 Juil - 15:02

Elle s'effondre sous mes yeux. Elle tombe à genoux. Elle s'écroule, déferle sur le sol avec un désespoir marqué. Mes mots l'ont-ils heurtée; je n'en sais rien. Comment des syllabes si inoffensives et si vulgaires auraient-ils pu l'affecter d'une telle façon? Ma réplique était-elle acerbe ou mortifiante? Je daigne croire que non. Mais ce n'est pas une scène normale qu'on peut voir sans raison. En suis-je la raison? Probablement. Mais pourquoi? Néant. Je veux m'en assurer et, par le fait-même, je veux expier les fautes que j'ai causées sans même en avoir conscience. J'ouvre la bouche tranquillement, mais je suis interrompu par un simple « Vyce. » qui vient me faire frémir. Elle se souvient de mon nom. Elle se souvient de qui je suis et de qui j'ai été. Viens-je de retrouver la trace de cette vieille amie, de cette insouciante flamme qui me consumait le cœur plusieurs années avant? Il semble que oui. Je suis mitigé entre le contentement et l'incompréhension, entre la stupéfaction et la désolation. D'un côté je suis heureux de revoir ce visage familier, mais de l'autre... Elle est toujours sur le sol. À s'apitoyer sur le sort que je lui ai, accidentellement, lancé.

Je bondis à mon tour de la corniche et je ralentis ma chute. Je m'approche doucement d'elle, ne voulant pas la brutaliser de ma proximité comme je l'ai fait avec les mots. « « Je ne sais pas où elle est. Je ne sais même pas si elle va bien. » qu'elle parvient à dire d'une voix tristement brisée. Si cette demoiselle n'est pas Lina, qui est-elle? « Est-ce que tu m'as oubliée, Vyce? » Non, je ne t'ai pas oubliée. Je n'oublie rien. Mais intérieurement, je n'ai que l'image de cette jeune femme qui, autrefois, racontait des histoires aux enfants et aux résidents de la Cité des Rêves. Je la revois, assise sur une corniche, sans même livre ou texte à la main, réciter des proses aussi fabuleuses qu'épiques. Et je me revois, étendu un peu plus loin, à la contempler, à l'admirer avec une passion vigoureuse, une passion si passionnée qu'on aurait cru que j'étais tombé amoureux de cette dame. Étais-je amoureux? J'ose penser que non. Étais-je fasciné? La fascination n'est pas un terme assez puissant pour décrire ce que je ressentais à cette époque pour cette demoiselle.

Mais celle qui se trouve devant moi n'est pas cette demoiselle. C'est une autre, au visage identique, au regard identique, au corps presque aussi identique. Je ferme les yeux et j'essaie de remémorer mon passé, assembler les pièces du casse-tête nostalgique. Je revois la Cour des miracles, je revois Notre-Dame-de-Paris qui surplombe la ville-lumière, je revois la conteuse et j'entends presque ses odyssées lyriques... Puis se dessine dans ma tête une seconde silhouette, non pas semblable, mais presque identique... Et il est tard, les rayons du soleil émanent leurs dernières lueurs et leurs derniers instants de chaleur. Je vois cette deuxième personne, vêtue d'un accoutrement provoquant et laissant entrevoir sa peau avec parcimonie, partir au crépuscule sans sourire esquissé sur ses lèvres. « Eléa. Eléa Duval. » Ces mots s'échappent de mes cordes vocales sans même me demander l'autorisation de se faire entendre. Je suis moi-même surpris de les voir fuir ainsi, mais je ne peux cacher le sourire flagrant qui entre en scène dans mon visage. Je me souviens. Je ne t'ai pas oubliée. Tu es inoubliable.

C'est totalement absurde, mais je décide de braver la civilité et je m'approche d'elle encore un peu plus. Je l'aide à se relever, ou plutôt je la tire de toutes mes forces pour qu'elle se remette sur pieds. Elle se trouve maintenant face à moi, les bras ballants, la mine déplorée. Elle est décidément chagrinée par un élément qui m'échappe, mais en cet instant, ses émotions à elle ne m'importaient pas. Peut-être est-ce égocentrique d'avoir agi ainsi, mais je l'ai fait. Sans même lui demander la permission, en brisant toutes les règles de l'étiquette et des bonnes manières, j'ouvre grandement les bras et je la câline de la façon la plus insidieuse possible. Mes mains s'agrippent sur son dos comme sur les rebords d'une falaise, et j'ai l'impression que je chuterai si jamais je venais à la relâcher. Sa chaleur, sa posture, même la température de sa peau vient attiser mes sens. Je suis foudroyé par une myriade de souvenirs et de retours en arrière brefs. Il n'est pas de mon genre de réagir agir face à une telle situation, mais je n'en peux plus. Elle est le passé qui vient me frapper de plein fouet, mais avec cette délicatesse qui me rappelle les perceptions d'antan.

Je la relâche tranquillement. Elle semble perturbée, peut-être. Aussi ou sinon plus décontenancée que toute à l'heure. Mais je peux comprendre, même si je n'arrive pas à cerner la raison de cette chute inopinée. Et enfin, après m'être concentré sur mes propres sentiments, je me retourne vers elle et je lui demande d'un ton si sincère qu'on pourrait discerner toute mon âme au travers ces quelques mots : « Je ne sais pas ce que je t'ai fait, mais je m'en excuse. Pardonne-moi, Eléa. » Est-il totalement anormal de demander l'apologie pour une faute qui nous est inconnue? Oui. Mais peu importe de quelle façon j'ai pu la heurter, je m'en excuse. Je ne voudrais pas que l'innocence de mes gestes vienne briser l'arrivée de la seule personne qui a permis de comprendre que j'avais ultimement emprunté le bon chemin, la bonne voie, la bonne voix.

« Viens t'asseoir près de la fontaine, et imagine-toi qu'il s'agit du puits de Notre-Dame » que j'articule tranquillement. Le simple fait de prononcer les mots Notre-Dame m'emplit d'un sentiment de satisfaction incroyable. De façon générale, je ne daigne pas parler de mon passé au premier venu, et je prône souvent l'inhibition quand il s'agit de mes propres sentiments. Mais cette demoiselle émergée directement de mes souvenirs les plus merveilleux me fait en quelque sorte perdre les moyens. Elle me fait perdre le contrôle de mes sensations, et j'en égare la maîtrise du silence. J'ai l'impression de vouloir lui parler durant des jours. J'ai l'impression de vouloir compenser pour les années où je n'ai plus rien dit...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://epicdisney.forumactif.com
Mérope&Ézéchiel
<34

avatar

Messages : 235
Date d'inscription : 10/11/2010

MessageSujet: Re: Ombres mélancoliques   Mar 10 Juil - 18:55

Je ne parviens pas à déterminer avec exactitude la sensation qui attise mon âme et mon cœur. Est-ce une nostalgie si incroyable qu'elle m'en fait littéralement perdre les moyens? Est-ce une satisfaction nonpareille qui me pousse à agir et à penser de cette façon? Je n'en sais rien, mais je continue de plonger mon regard dans celui d'Eléa, et tente de percer la couche humide qui recouvre son iris bleu outremer. Je lui tends la main, non seulement pour réconforter la mélancolie qui l'habite, mais aussi pour consoler mon jeune cœur qui se morfond. « Qu'est-ce que tu crois faire? » Consolider nos souvenirs et discuter du passé nous faire oublier le train-train quotidien et pour me remémorer à quel point j'ai vécu. C'est ce que je crois faire. Mais je ne le dis pas à voix-haute, je ne le pense même pas tout bas; je retire simplement ma main tendue et l'engouffre dans les replis de mon poncho. « Tu arrives de nulle part, et, après cinq ans, tu crois que l'on va parler du "bon vieux temps" quand nous n'étions que des voleurs... Ou pire. » Non... Nous n'étions pas des voleurs au sens propre, ni des criminels, ni même des truands ou des vanupieds. Nous tentions simplement de subsister dans cette masse de gens qui s'évertuent à survivre alors que leur propre religion est pratiquée dans de véritables temples d'or et de marbre. Nous n'avions rien fait de mal. Rien... En tout cas, c'est ce que j'ai toujours cru. Je n'étais qu'un simple ménestrel au beau milieu d'une bande qui, elle aussi, s'handicapait et s'enlaidissait pour amasser un peu d'argent même si, moi, je ne le faisais pas véritablement pour cette raison.

Je baisse la tête quand même. Le mot voleur est plus ou moins dur à encaisser, surtout pour une musicien comme moi qui n'a jamais voulu transgresser les lois, sauf lorsque ces lois transgressaient elle-même ma propre liberté d'expression et d'être. Tranquillement, des arguments se forgent dans ma tête, et je n'attends que le bon moment pour les étaler et rassurer Eléa. Mais cette dernière réussit encore une fois à me couper avant même qu'un misérable balbutiement s'échappe de ma gorge. « Je voudrais que tu ne sois jamais venu ici! » qu'elle s'écrie. Ses yeux baignent dans un lagon de larmes. Et moi, je suis heurté, blessé, provoqué, meurtri presque insulté. Je ne comprends plus rien, tout semble me filer entre les doigts. Je n'arrive pas à comprendre pour quelles raisons ma simple arrivée a pu avoir un impact si négatif sur son comportement. Mais elle veut me voir partir, elle veut que je l'abandonne, et je sens au travers ces syllabes que cet adieu sera l'ultime. Viens-je tout juste de perdre la seule amie qui erre encore dans les vestiges de mon existence? Je n'en sais rien, mais je souris bêtement. Je souris parce que c'est l'unique façon pour ne pas pleurer.

J'ai envie de lui répondre, d'exhiber ce que mon cœur songe tout bas, mais je me tais et je laisse le silence restructurer les choses. Je pourrais insister encore et encore, la harceler pour lui demander ce que j'ai fait de mal, mais je n'en ai pas envie. En tout cas, ses réactions démontrent qu'elle n'en a pas envie. Une quiétude presque hostile reprend donc son trône autour de cette majestueuse fontaine. Je ne cesse de balayer les horizons, envahi par une sensation de malaise désagréable, tandis qu'elle a les yeux rivés sur le sol. Les secondes passent, j'ai l'impression d'assister à des journées entières. Mais le temps n'apaise rien. Je me relève donc, arborant un air accablée, et je pars en disant : « Je suis sincèrement désolé pour ce que j'ai pu dire ou faire. » Je prends mon souffle longuement;, car même mon propre air m'échappe. « J'espère tu es heureuse là où tu es. La porte de la tour de la poésie sera toujours ouverte pour toi, Eléa. » Je fais un demi-tour sur moi-même et je commence à cheminer vers les quartiers résidentiels.

J'aimerais qu'elle m'arrête. Qu'elle m'interpelle alors que je franchis le seuil du parvis de la fontaine. Qu'elle prononce mon nom avec regrets et qu'elle me demande de rester près d'elle. Je n'ai franchement pas envie de retourner dans les entrailles de ma tour, esseulé. Je n'ai plus envie d'être seul et de vivre comme un ermite. Mais comment puis-je avancer si je ne peux renouer avec le passé? Oh... J'aurais tant aimé qu'elle m'arrête. Mais elle ne l'a pas fait. Et je continue de marcher, je monte tranquillement les escaliers, le regard tragique. Mes jambes ne m'écoutent même plus, elles ont envie de rebrousser chemin. « C'est ridicule. » que je m'exclame. « Qu'est-ce qui se passe, Eléa? Je ne t'ai jamais vue dans un tel état. Raconte-moi, du début à la fin. » Je préfère ne pas trop m'approcher d'elle, voulant lui laisser une certaine intimité. Je m'accroupis et je me sis sur la corniche. De cette distance, je la jauge avec intérêt. Je suis prêt à tout comprendre. « Raconte-moi comme tu le faisais quand tu revenais du travail tous les matins. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://epicdisney.forumactif.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Ombres mélancoliques   

Revenir en haut Aller en bas
 
Ombres mélancoliques
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Robillard, Anne] Les Chevaliers D'Emeraude - Tome 3: Piège au Royaume des Ombres
» (Collection) Ombres errantes
» Ombres
» Robert Michel - Hors-Destin - L'Agent des Ombres tome 4
» Noirez Jérôme - Le chemin des ombres

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: THIS IS A NEW START :: Les Partitions du Ménestrel-
Sauter vers: