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 Corps et âme

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Mérope&Ézéchiel
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Date d'inscription : 10/11/2010

MessageSujet: Corps et âme   Mer 28 Sep - 21:25

    Corps et âme


    Bon dieu qu’il pleuvait ce jour-là. Bon dieu que j’étais épuisé ce jour-là. Et bon dieu que je n’aurais jamais dû m’lever ce jour-là. J’étais trempé jusqu’aux os, je mourrais d’hypothermie ou un truc dans l’genre, et en plus, j’étais perdu en plein milieu d’une forêt. On m’avait pourtant dit que c’tait facile de se retrouver là-d’dans…Facile? Quand t’es un lièvre, ouais, mais quand t’as jamais mis le pied au Domaine, c’t’autre chose. Tout c’que j’voyais, c’était des arbres, des arbres et des étangs… Ah ouais, y’avaient aussi des arbres. Bref, tout ça pour dire que j’étais totalement perdu. J’avais envie de m’laisser mourir… Mais j’m’y suis résigné finalement : mon patron ne s’en serait jamais remis. Parce qu’ouais, c’est d’sa faute si j’me suis retrouvé ici… J’devais livrer des marchandises quelconques au Château d’Stéphane. Vive la vie.

    Et j’ai continué à trotter au hasard. J’me disais qu’on n’pouvait pas ne pas r’marquer un château, mais j’ai complèt’ment eu tort. J’espérais voir un bâtiment s’dessiner au loin, mais en vain. Le ciel n’entendait pas mes prières… Ou il les ignorait; les cieux sont égoïstes d’nos jours. N’pensent qu’à eux, aux autres, mais jamais à toi. Bon dieu…

    Comme si tout n’allait pas assez mal, j’ai entendu un bruit assez louche dans un buisson près d’moi. Quand j’dis louche, comprenez que c’tait vraiment louche. Vous savez… C’était comme si douze lapins de soixante kilos tombaient à deux cent kilomètres heure dans l’fameux buisson. Vous voyez? Donc, j’me suis retourné de sursaut, j’ai bondi d’mon cheval et j’me suis mis à marcher un peu aléatoirement, en essayant d’trouver la source du bruit. Ça aurait été facile s’il n’avait pas plu autant. Même la nature était contre moi ce jour-là… Ouais, j’aurais réellement dû ne jamais me réveiller…

    Là, sans que j’aie pu m’en rendre compte, un p’tit trio de bandits a sauté hors du buisson et s’est interposé entre moi et ma cargaison. J’ai laissé échapper un hourra désespéré, puis j’me suis assis. J’n’ai même pas bougé le p’tit doigt pour essayer d’récupérer le cargo, et j’ai laissé les bandits faire c’qu’ils avaient à faire. Après tout, même mes muscles ne m’écoutaient plus… C’tait mieux ainsi. M’laisser crever tranquillement. J’ai fermé les yeux, et j’me suis laissé sombrer dans un profond sommeil. Si profond que j’ai cru dormir des heures durant… Mais c’n’ait qu’à mon réveil que j’me suis rendu compte que, finalement, y’avait pas eu grand-développement d’puis que j’avais abandonné.

    Ah si, il ne pleuvait plus, mais le sol était mouillé comme une grande soupe. Mais ce n’était pas vraiment important. J’me suis esclaffé quand j’ai vu les trois brigands toujours aux côtés d’la cargaison, essayant d’voler son contenu. Mais ce qui était encore plus drôle, c’tait de voir deux autres voleurs essayer d’faire la pareille. Ouais, ils étaient cinq. Cinq à s’battre pour obtenir MES marchandises. Mais moi, j’restais là, bredouille, observant les idiots lutter pour quelques sandwichs. C’était assez amusant comme scène j’dois vous dire… Même si au fond, j’aurais peut-être dû agir.

    Ce p’tit jeu – très plaisant à r’garder, ceci étant dit –, se termina assez rapidement. Alors que j’m’esclaffais ridiculement un peu plus loin, j’ai vu une autre silhouette s’avancer vers les cinq vils voleurs. C’était un gars, un peu jeune, mais assez costaud pour son âge. Les ch’veux bruns à bataille, une combinaison noire brillante et une looooooooooongue épée astiquée. C’était un peu comme dans les films. Le gars arrivait au ralenti; il tenait son épée avec fermeté et r’gardait les autres d’un œil arrogant. Mais il semblait valeureux l’ptit gars. Parce que pour la première fois d’puis le début d’la journée – euh… si j’n’avais pas dormi durant une nuit entière –, les cieux paraissaient enfin exaucer mes vœux. Parce que le damoiseau, c’était le héros de l’histoire. Enfin, me diriez-vous, c’n’est pas trop tôt! Eh bien, c’est c’que j’me suis dis quand il a parlé, avec sa voix forte, et un ton on-n'peut-plus déterminé :

    « Hep les gars, on ne bouge plus et on me rend illico la cargaison du Sanctum! »

    Il avait dit ça avec tellement d’volonté et d’détermination que touuuuus les voleurs s’retournèrent dans sa direction, et ce sans exception à la règle. Il imposait son point d’vue, et c’est c’que j’admirais chez lui. Et en plus, il avait clair’ment la classe. Les bandits murmurèrent quelques mots – j’ai cru entendre le prénom de Zack, alors j’ai considéré que notre héros s’app’lait comme ça – en soupirant, comme s’ils avaient appréhendé son arrivée. Et sans attendre, Zack a bousculé tout le monde, est monté sur le ch’val. Il était prêt à partir, en m’laissant derrière, mais au moment où il voulait flageller le ch’val, il posa son regard sur moi. Il supposa que j’étais la d’moiselle en détresse – non, je suis un mâle alpha –, et s’approcha. Pendant l'espace d'un moment, j'ai comme senti un lueur d'espoir! Il s'questionna :

    « C’est toi le livreur? »

    J’ai fait oui de la tête, et il a tendu la main vers moi. Sans hésiter, j’l’ai empoignée et il m’a aidé à m’relever. J’étais assez content d’le voir, surtout que j’étais réellement sur le point d’mourir. J’avais atroc’ment froid, et en plus, j’avais faim. Une faim de loup… Non, une faim de meute de loups. J’sentais mes entrailles se débattre, mais j’pouvais rien faire pour les apaiser un peu… Bon dieu, pourquoi j’vous parle de mes problèmes d’estomac?

    Soit…

    Alors qu’il m’demandait si tout allait bien, une de ces saletés est monté sur l’cheval et est parti avec. Ouais, comme ça, sans rien dire. Ni même nous dire au r’voir… Les jeunes de nos jours sont tous sauf civilisés… Mais tout l’monde s’en contr’fichait. Parce qu’avant que j’puisse dire quoi qu’ce soit, Zack était parti. À toute vitesse. J’ai rar’ment vu un être humain courir à cette vitesse. C’était comme dans les dessins animés… Y’avait une traîne de fumée qui l’suivait. C’était trèèèès impressionnant. Ou jusqu’à ce que j’me rende compte que ma cargaison était elle aussi partie avec tous les autres voleurs… Une bonne fois pour toutes que j’me suis dit…

    BON DIEU! Ma cargaison! Pour la première fois d’puis l’début de toute cette conn’rie, j’ai ressenti un brin d’culpabilité. Vous savez quand on casse le vase ancestral d’une grand-tante quelconque, et qu’on sait très bien qu’on va s’faire sermonner par sa mère? Eh bien, c’est exact’ment comme ça que j’me sentais. J’avais l’impression d’laisser tomber quelqu’chose d’important (cf la fameuse cargaison). Et, comme par magie, j’me suis senti revivre, et j’ai sprinté à mon tour en direction d’mon cheval… Bon, sprinter… Entendons-nous que je faisais un jogging.

    Quand j’ai eu courût disons treize s’condes, j’ai aperçu mes marchandises au loin, dans tous les sens. Des caisses à l’envers, des boîtes toutes ouvertes… J’entendais d’jà mon patron me crier d’ssus. Mais bon… Le plus étonnant dans tout ça, c’est qu’Zack était encore debout, et qu’il s’battait contre cinq bandits en même temps. La classe, avouez-le. Eh bien, moi, j’tais au premier rang d’un match de catch total’ment halluciant. J’vous dis, vous avez manqué quelqu’chose. Le sang giclait d'partout et on entendait tout l'temps des cris effrayés. C'tait un combat magique!

    Mais bon, j’vais quand même vous résumer un peu c’qui s’est passé. Notre héros a commencé en force. Il a l’vé son bras vers le ciel, comme triomphant, et tout à coup, une véritable météorite est tombé d’nulle part. Le gros caillou s’dirigeait précisément vers les voleurs, qui s’sont mis à crier et à courir comme des filles. Puis, la comète est tombée sur l’sol, et ça a carrément explosé! Du feu partout j’vous dis! Bon, ça a duré quelques secondes, mais c’était carrément magnifique! Un concert pyrotechnique! Malheureus’ment, dans l’feu de l’action – pardonnez le jeu d’mots! –, j’n’avais pas remarqué qu’un des brigands avait été… écrasé par la comète. Splouch! Quelle fin terrible. J’ai marmonné une prière, et j’suis passé à autre chose (ouais, parce que Zack, lui, il ne s’était même pas arrêté une seule s’conde. Il continuait de s’battre avec merveille!).

    Ensuite, il a pris un graaaaaand élan et il a lancé son épée sur un autre voleur. J’vous épargne les détails… Mais en bref, y’a quelqu’un dans cette histoire qui est reparti chez lui la tête sous son bras… avec l’sang en plus! Et comme si tout ça n’était pas assez merveilleux, l’épée est r’venue dans la main d’son maître. Ma bouche s’est ouverte automatiqu’ment et j’suis comme entré dans une sorte de transe admirative. Ça a duré au moins une minute, ou jusqu’à c’que j’me rende compte que Zack avait eu une impasse…

    Il était sur l’sol, son épée quelqu’mètres plus loin. Il essayait d’la rejoindre en allongeant l’bras, mais elle était trop loin. Pendant une fraction d’seconde, j’ai voulu réagir, mais j’ai rapid’ment abandonné l’idée…



    Ne me jugez pas! Mais de tout’façon, ça aurait été inutile, car au moment où les trois brigands restants s’précipitaient sur Zack, notre héros frappa violemment l’herbe, et y’a eu comme une onde de choc assez violente. Les autres sont tombés illico, et moi, j’ai perdu l’équilibre, mais comme j’suis aussi agile qu’un singe – ne dites rien! –, j’ai réussi à poser l’pied sur le sol avant d’tomber. Comme un maître quoi!

    Alors, Zack s’est r’levé et a repris en main son arme, a fait une roulade sur l’côté comme pour montrer qu’il était habile et fonça sur les enn’mis qui s’remettaient sur pied tranquil’ment. Dans sa course, il planta son épée solid’ment dans l’sol, et il s’en servit comme poteau… Puis, il s’recula un peu, se r’mit à courir et l’empoigna au moment opportun. Résultat : il fit un tour complet autour d’son épée, et ses pieds s’enfoncèrent dans l’ thorax de deux des trois brigands encore en vie. Boum! j’vous dis! L’un des deux fut si assommé par c’coup qu’il perdit conscience aussitôt. Et bam! Plus que deux.

    Puis, j’ai r’marqué que les deux bandits s’étaient alliés pour buter MON Zack (ouais bon, j’suis un peu possessif). Et en plus, l’duo était au départ ennemi. Ouais, parce qu’quand on a affaire avec l’plus fort, ‘faut bien s’allier, même avec ses pires rivaux. C’est c’que j’me suis dit en tout cas, alors que j’fantasmais total’ment. C’gamin avait un avenir d’vant lui (j’ai supposé qu’il était jeune, hein), un avenir brillant et tout le tralala. J’le voyais déjà à la tête d’un truc hyper-important… Genre le Sanctum! V’savez l’groupe d’adorateurs…Non? Les détraqués éternels? J’suis certain qu’ça vous interpelle quelqu’chose. En tout cas, j’le voyais, moi, maître du monde ou un truc dans l’genre.

    Bref. Retournons à nos moutons. Les deux foutus bandits ont… genre fusionné ensemble, et d’un coup, une fumée incroyable m’a aveuglé! J’voyais tout noir, et j’avais clair’ment l’impression d’avoir reçu un sale coup sur la tête. J’étais étourdi… Puis, quand tout c’brouillard s’est dissipé – enfin! –, j’ai soupiré d’désespoir en constatant qu’notre merveilleuse histoire n’était pas finie. Parce que quand j’ai rouvert les yeux, en plus d’nos deux bandits adorés, y’avait aussi des sans-cœurs ignobles. En fait, j’crois que c’étaient plutôt des nescients… des griffeurs j’crois bien. Et sans attendre, les cinq bêtes féroces ont foncé droit sur Zack. Mais Zack lui, il n’esquissa qu’un sourire moqueur, dans l’genre « c’est tout c’que vous avez? »

    Et à son tour, notre héros a sauté dans les airs. Haut. Très haut. Au moins dix mètres. Et il est r’tombé directement sur un nescient. Il a même pas pu soupirer qu’il était d’jà parti vers un monde meilleur. Zack a ensuite fait tournoyé son épée d’vant lui, et face à c’véritable hélicoptère d’la Shin-Ra, les nescients s’sont approchés et foncé sans penser. Résultat : ils ont giclé! Carrément. L’épée tournait si vite qu’ils s’sont faits prendre et qu’ils ont explosé comme d’véritables bêtes à l’abattoir. C’tait magique comme moment. Même que j’n’ai pas pu m’empêcher d’rire assez grassement.

    Mais il en restait deux, quand même. Et à leur tour, ils s’sont alliés et s’sont mis à griffer Zack dans tous les sens. Mine de rien, ces nescients étaient assez rapides dans leurs gestes. Zack avait beau être fort, puissant, agile, rapide, incroyable… étrangement, il n’pouvait rien faire pour s’sortir de ce cercle vicieux. Les griffes ont commencé à lacérer légèr’ment sa peau – juste assez pour lui causer le rendre sanglant – et on entendait ses p’tits gémissements de douleur. Mais j’voyais dans son visage qu’il ne voulait pas abandonner pour rien au monde. Et c’est à c’moment qu’il s’est révolté.

    J’vous dis… Ça a bardé!

    Zack les a repoussés dans toute sa classe habituelle, et il a ensuite r’pris son épée solid’ment dans l’creux de ses mains. Il a enchaîné les coups (très) rapides, et c’fut au tour des griffeurs d’être griffées d’tous les côtés. Ils ont tenté d’se débattre et d’subsister, mais Zack était beaucoup trop persistant (la preuve : même les bandits semblaient impressionner par cette vivacité d’esprit!).

    « Autre chose? »

    C’est c’que Zack a rajouté, victorieux. Moi, j’n’ai pas pu empêcher un cri de groupie. Bon dieu, c’gamin, je l’adulais. Mais d’l’autre côté, j’voyais bien qu’il commençait à s’fatiguer. Il respirait d’plus en plus fort, et j’avais seul’ment envie d’lui donner une étoffe et d’lui faire boire une tisane… Soit! En voyant la grandeur de notre homme, l’duo d’bandits a détalé à leur tour, et on ne les a plus revus. En fait si… On les a retrouvés quelqu’minutes plus tard, gisant sur l’sol… Accompagnés d’une famille de loups. Zack, dans toute son héroïsme, a voulu venir à leur rescousse – car même les vilains doivent être sauvés –, mais il était d’jà trop tard… Cette scène a été assez horrible, visuellement parlant… Encore une fois, j’vous épargne tous les détails visqueux…

    Ensuite, après avoir discuté un peu – j’ai pas daigné lui d’mander un autographe -, on a décidé d’réparer un peu ma charrette et on a tout r’chargé à l’intérieur. Ensemble, on a pris l’bon chemin vers le fameux château, et on a encore discuté, sous l’soleil couchant. C’tait un décor de carte postale : le soleil qui s’en va, le ciel orangé, la douce mélodie des oiseaux qui chantonnent… C’était merveilleux, mais vous avez manqué c’te scène. Mais malheureusement, tout n’était pas fini. Bon dieu… Pourquoi j’n’ai pas refusé cette foutue mission d’mon patron ?

    Y’a comme eu un frisson qui m’a parcouru le dos et qui m’a glacé l’sang. J’ai pas voulu faire la poule mouillée d’vant Zack, alors j’ai fait mine d’ne rien sentir. Mais le vent d’venait de plus en plus glacial, et j’avais l’impression que quelqu’chose tournait pas rond ici. Comme j’étais pour l’faire remarquer, une vieille dame aux traits sévères et vils, est apparue comme par magie. J’espérais qu’ce soit une illusion ou du moins…une paysanne alcoolo, mais non… On a dû rencontrer une fée. Et une fée cruelle en plus. J’suis maudit, j’vous dis…

    Et elle a parlé :

    « Vous avez osé détruire mes bandits? »

    Euh… Vos bandits? Sauf vot’ respect, mais ils étaient humains ceux-là. Mais bon, elle n’avait pas l’air de rigoler. Elle était clair’ment furieuse et elle nous lançait des regards assez terrorisants. J’me suis camouflé derrière la carrure, d’Zack, et j’ai attendu que les évén’ments se déroulent tranquillement… Ou pas. Elle a dégainé sa baguette magique avec grâce et elle l’a pointée en direction de moi, et de Zack. Elle bafouilla quelques mots que j’ne comprenais pas, et elle a d’mandé à ce que j’me lève, en sous-entendant que c’tait moi le problème dans toute cette histoire.

    « C’est donc vous le responsable… Je le vois dans vos yeux avides de culpabilité et de regrets! Vous n’avez pas eu de la chance d’avoir attaqué MES hommes, car c’est maintenant à mon tour de venger leur défaite… »

    Elle a hurlé. Bon dieu… J’tenais à mes tympans, moi.

    « Je vais… vous tuer! »

    …Euh, j’ai d’la famille à Atlantica! Et j’avais tout plein de contrats dans les prochaines s’maines! Mais alors qu’un jet lumineux sortait d’la baguette de la cinglée, j’ai comme senti une pression sur mon épaule, puis j’suis tombé lourdement sur l’sol. La dernière chose que j’ai vue en r’levant le regard, c’tait Zack qui tentait de refléter la magie avec son épée. Il souffrait, mais il continuait. Il tentait d’pousser encore un peu plus, mais la folle poussait toujours plus fort. Puis… ç’a explosé. Des millions d’étincelles absolument partout, et une autre détonation à couper l’souffle.

    Quand j’ai repris mes esprits, la fée et Zack avaient disparu, et moi… J’étais seul.

    Bon dieu…
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